C’est une question que beaucoup de personnes se posent sans oser la formuler tout haut, surtout en cette période de début d’été : « est-ce vraiment le bon moment pour commencer une thérapie, ou vaut-il mieux attendre septembre ? »
La réponse honnête est : ça dépend de ce qui vous amène à vous poser la question.
Je suis Corinne Geoffroy, psychopraticienne à Poissy, et c’est précisément ce que je vous propose de démêler ici.
Le piège du « j’attendrai la rentrée »
Septembre fonctionne pour beaucoup d’entre nous comme un second 1er janvier : nouvelle année scolaire, nouveaux objectifs, sensation de page blanche. C’est un repère rassurant, et il n’y a rien de mal à vouloir s’appuyer sur lui.
Le problème, c’est quand cette échéance devient une excuse pour repousser indéfiniment une démarche dont on sent, au fond, qu’elle serait utile dès maintenant. Entre fin juin et la rentrée, il peut s’écouler deux à trois mois. Pendant ce temps, certaines difficultés ne se mettent pas en pause. Elles continuent, parfois silencieusement, parfois en s’aggravant.
Les signes qu’il ne faut pas attendre
Certains signaux indiquent qu’il est préférable de ne pas remettre la démarche à plus tard, quelle que soit la saison :
- le sommeil qui se dégrade depuis plusieurs semaines, sans cause évidente.
- une fatigue qui ne passe pas malgré le repos.
- des douleurs ou des troubles physiques (digestifs, tensions, maux de tête) pour lesquels le médecin n’a rien trouvé d’organique.
- un sentiment de saturation, comme si la moindre contrariété devenait insupportable.
- ou encore un événement récent, petit ou grand, qui a fait remonter quelque chose que vous pensiez avoir mis de côté.
Dans ces situations, le calendrier n’est pas le bon critère de décision. Ce qui compte, c’est l’intensité de ce que vous traversez, pas le mois sur le calendrier.
Une thérapie qui démarre en juillet et qui connaît une interruption en août n’est pas un échec : c’est une thérapie qui a commencé au moment où vous en aviez besoin.
Pourquoi je vous parle aussi de charge professionnelle ?
Beaucoup de personnes qui me consultent arrivent avec un épuisement directement lié à leur travail : surcharge, perte de sens, tensions avec un manager, sentiment de ne plus tenir.
Ce terrain m’est familier d’une manière un peu particulière : avant de devenir psychopraticienne il y a neuf ans, j’ai passé vingt ans en entreprise. Je connais la pression du chiffre, des objectifs, des réorganisations, de l’intérieur, pas seulement à travers la théorie. Ça change souvent la qualité de l’écoute, et beaucoup de mes patients me disent que c’est ce qui les a mis en confiance dès le premier échange.
Et si, justement, vous n’êtes pas dans l’urgence ?
À l’inverse, si votre démarche relève davantage d’une réflexion de fond, un cheminement personnel, une envie de mieux se comprendre, sans souffrance aiguë actuelle, alors il est tout à fait légitime de vouloir attendre une période plus stable. La chaleur, la fatigue de fin d’année, l’esprit déjà tourné vers les vacances : tout cela rend l’engagement dans un travail introspectif régulier plus difficile à tenir, et il n’y a aucune honte à le reconnaître.
Mais « attendre la rentrée » ne veut pas dire « ne rien faire d’ici là ». L’été peut justement servir à préparer le terrain : clarifier ce que vous cherchez réellement à travailler, et prendre un premier contact, sans pression, pour que le démarrage de septembre ne soit pas une nouvelle case à cocher dans une rentrée déjà chargée, mais une suite logique à une réflexion déjà entamée.
Pour clarifier ce terrain, voici concrètement ce que je propose.
La gestalt-thérapie consiste à travailler sur ce qui se joue ici et maintenant, dans la relation et dans le corps, plutôt que de ressasser indéfiniment le passé : c’est utile quand on tourne en rond avec ses pensées sans que ça change quoi que ce soit au quotidien.
La sophrologie agit davantage sur le système nerveux, pour redonner des outils concrets de régulation face au stress et à l’anxiété.
L’accompagnement du traumatisme, enfin, s’adresse à ce qui reste figé après un événement difficile, parfois ancien, qui continue d’influencer le présent sans qu’on en ait toujours conscience.
La chaleur joue aussi un rôle, et ce n’est pas anodin
Un dernier point, souvent négligé : les épisodes de canicule ont un effet réel sur notre équilibre psychique.
Moins bien dormir, être plus irritable, avoir moins de ressources pour gérer les tensions du quotidien, ce n’est pas un manque de volonté, c’est une réponse physiologique normale à la chaleur.
Si vous vous sentez à fleur de peau ces jours-ci, ce n’est pas nécessairement le signe d’un problème de fond, mais cela peut aussi agir comme un révélateur de tensions déjà présentes. Dans le doute, en parler ne coûte rien.
Dans tous les cas, vous n’avez pas à trancher seul(e)
Si vous lisez cet article parce que quelque chose vous travaille depuis un moment, vous n’avez pas besoin d’avoir la réponse avant de me contacter. C’est précisément le rôle d’un premier échange : poser ensemble ce qui se joue, et déterminer, sans engagement, si le moment est de démarrer maintenant ou de poser les bases tranquillement pour la rentrée.
Concrètement, je reçois au cabinet à Poissy, les séances durent environ une heure, comptez 70€, et le premier rendez-vous sert avant tout à poser votre situation à plat, sans jugement ni obligation de poursuivre.
Si vous sentez que ça ne peut pas attendre, n’hésitez pas à prendre rendez-vous dès maintenant (consultez mon agenda en ligne).
Si vous préférez avancer à votre rythme, je vous propose un premier échange pour en discuter, sans obligation, avant de fixer ensemble le bon moment pour commencer, mon téléphone : 06.73.83.85.74.

