Et si vos insomnies étaient dues au stress ?

Vous vous glissez sous la couette, épuisé(e). Votre corps réclame du repos… mais votre esprit, lui, refuse d’éteindre la lumière.
Les pensées tournent, le cœur s’emballe parfois, les réveils nocturnes s’enchaînent.
Et si vos insomnies n’étaient pas un problème de sommeil, mais un signal de stress ?

1) Suis-je insomniaque ?

L’insomnie est un trouble du sommeil fréquent, souvent banalisé, mais jamais anodin.
On parle d’insomnie lorsque :

  • vous avez des difficultés à vous endormir au moment du coucher (insomnie initiale),
  • vous vous réveillez plusieurs fois dans la nuit, avec des réveils longs,
  • vous vous réveillez trop tôt le matin sans parvenir à vous rendormir.

De manière plus précise, mettre plus de 30 minutes à s’endormir, ou rester éveillé plus de 30 minutes au cours de la nuit, constitue un signe d’insomnie.

Ces troubles peuvent être ponctuels… ou s’installer durablement.

Parmi les facteurs connus favorisant l’insomnie, on retrouve notamment :

  • une situation nouvelle ou émotionnellement chargée (conflit, examen, événement important, changement de lieu),
  • l’utilisation de stimulants (café, cigarette, alcool, boissons énergisantes, vitamine C en excès),
  • des repas trop copieux ou trop tardifs,
  • un environnement inadapté (bruit, lumière, température),
  • le décalage horaire,
  • certains troubles neurologiques ou psychiques.

Et bien sûr, le stress est l’un des facteurs majeurs des troubles du sommeil.

2) Insomnie et stress : un lien étroit

Le stress perturbe directement nos horloges biologiques et altère la qualité du sommeil.

Sur le plan physiologique, le stress est une réaction normale et vitale. Face à un danger réel ou perçu, notre organisme libère des hormones comme l’adrénaline et le cortisol.
Ces hormones augmentent le rythme cardiaque, la vigilance, la tension musculaire… afin de nous permettre de réagir rapidement.

Autrement dit le corps se prépare à agir, pas à dormir.

Cette réaction est parfaitement adaptée lorsqu’il s’agit de fuir un danger.
Mais lorsqu’elle se répète au quotidien – surcharge mentale, pression professionnelle, conflits, inquiétudes, hyperconnexion – le système nerveux reste en état d’alerte chronique.

Résultat :

  • le sommeil devient plus léger,
  • l’endormissement est retardé,
  • les réveils nocturnes se multiplient,
  • le corps ne récupère plus vraiment.

Comme le rappelle le site Le Cerveau à tous les niveaux , nos réactions émotionnelles de base sont restées les mêmes que celles de nos ancêtres.
La différence, c’est que nos “prédateurs” modernes ne disparaissent jamais vraiment : objectifs, notifications, responsabilités, injonctions…

Le stress n’est donc pas l’ennemi mais lorsqu’il ne redescend plus, il finit par s’exprimer là où le corps le peut : souvent… la nuit.

3) Comment retrouver un sommeil plus apaisé ?

Bonne nouvelle : il est possible d’agir.
Pas en forçant le sommeil, mais en aidant le système nerveux à se réguler.

Voici quelques pistes concrètes.

Adopter une bonne hygiène du sommeil

Des horaires réguliers, une diminution des écrans le soir, une chambre propice au repos, des rituels apaisants…
Ces bases sont essentielles pour réapprendre au corps quand il peut se relâcher.

Faire de vraies pauses dans la journée

Un système nerveux sollicité en continu ne “s’arrête” pas miraculeusement le soir.
Les micro-pauses, respirations, moments de déconnexion en journée préparent déjà la nuit.

Exercice de relâchement : le pompage des épaules

Un exercice simple et efficace pour évacuer les tensions :

  1. Inspirez profondément en levant les épaules.
  2. Bloquez la respiration et effectuez de petits mouvements de “pompage”.
  3. Soufflez fort en relâchant les bras, en imaginant déposer les tensions dans le sol.
  4. Reprenez une respiration naturelle.

À pratiquer 3 fois de suite, notamment en fin de journée.

Pratiquer la respiration ventrale

La respiration abdominale stimule le système nerveux parasympathique, celui du calme et de la récupération. Quelques minutes suffisent parfois à envoyer au corps un message de sécurité.

Nourrir ce qui vous fait du bien

Bouger, chanter, danser, marcher, cuisiner, créer…
Ces activités ne sont pas accessoires : elles participent activement à la régulation du stress.

Se faire accompagner

Lorsque les insomnies s’installent, qu’elles génèrent de la fatigue, de l’irritabilité ou de l’anxiété, il est précieux de ne pas rester seul(e).

Un accompagnement en sophrologie ou en thérapie psychocorporelle permet :

  • de comprendre ce que votre corps exprime,
  • d’apprendre à relâcher durablement les tensions,
  • de retrouver un rapport plus serein au sommeil,
  • et surtout, d’avancer à votre rythme, avec des outils adaptés à votre réalité.

Conclusion

Le sommeil n’est pas un combat à gagner, mais un état à retrouver.
Si vous ressentez que votre stress prend trop de place et impacte vos nuits, je vous accompagne avec une approche globale, respectueuse de votre corps et de votre vécu.

N’hésitez pas à me contacter pour en parler et voir ensemble ce qui pourrait vous aider à retrouver des nuits plus paisibles.